Profs bashing : Les réactions syndicales
Les syndicats réagissent aux derniers articles de presse focalisant l'attention sur les enseignant soi-disant "décrocheurs".
Les syndicats réagissent aux derniers articles de presse focalisant l'attention sur les enseignant soi-disant "décrocheurs".
En Ariège, 7 enseignant.es sur 10 ont repris le chemin des écoles selon la DSDEN09. Pour celles et ceux qui travailleront en distanciel, il leur est finalement demandé un justificatif, loin du discours bienveillant et basé sur la confiance qui était tenu il y a encore quelques jours...
Retrouvez ici les questions diverses soumises au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 7 mai 2020, ainsi que les analyses de la FSU et les avis votés.
"Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire". C'est un groupe d'une quinzaine de hauts fonctionnaires de ce même ministère (Dasen, inspecteurs généraux, cadres du ministère) qui nous a fait parvenir cette tribune. Les mentions de deux rapports internes non publiés de l'Inspection générale montre l'origine du texte. Ils dénoncent une "mise au pas" du ministère qui va des cadres aux enseignants de terrain astreints à suivre des guides pédagogiques. Plus que "l'aveuglement scientiste " de ce dernier, ils démontent les politiques menées par JM Blanquer depuis 2017. D'abord sur l'enseignement professionnel, officiellement "réévalué", alors que s'applique en fait un véritable hold up sur l'avenir des jeunes des lycées professionnels à qui on ferme toute perspective de poursuite d'études. Même logique pour les autres lycéens, engagés avec les E3C dans une course perpétuelle à la performance qui élimine les faibles. La "priorité au primaire", proclamée par JM Blanquer, est en fait la "priorité aux maternelles privées", favorisées par la loi Blanquer. Ainsi dénoncent-ils le "double discours permanent" de JM Blanquer "nourrissant une rhétorique d'une duplicité chronique". Pour les auteurs, attachés aux valeurs républicaines de l’École, la politique menée par JM Blanquer est profondément réactionnaire. Quelques jours après la tribune d'un haut fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale, ce nouveau texte témoigne du climat insupportable qui règne rue de Grenelle.
Peut-on servir l'Etat et un organisme qui souhaite l'affaiblir ? Directeur de cabinet du ministre de l'éducation nationale, Christophe Kerrero est aussi membre du conseil scientifique de l'IFRAP, un lobby libéral très actif politiquement. Alors que l'Ifrap milite pour la réduction des effectifs de fonctionnaires, il est paradoxal de voir à la tête du ministère qui emploie la moitié des fonctionnaires d'Etat un responsable de cet organisme.
Dans cet article, Paul Devin, Inspecteur de l’Éducation Nationale et président de l'institut de recherche de la FSU, s'interroge sur les notions de "remarquable" et "remarqué" appliquées aux fonctionnaires de l’État.
Retrouvez ici la lettre ouverte au Ministre demandant l'annulation de ces épreuves.
Des fiches qui permettront de « garder mémoire nominative des engagements remarquables et remarqués ; l’inverse est aussi vrai… ». L’inspection d’académie du département pyrénéen demande aux établissements de traquer les enseignants pas assez impliqués pendant le confinement.