Après le 17 décembre, on continue ! Les rendez-vous des prochaines semaines en Ariège.
En Ariège, la mobilisation continue les 23 et 28 décembre avant la grande journée du 9 janvier !
En Ariège, la mobilisation continue les 23 et 28 décembre avant la grande journée du 9 janvier !
L’intersyndicale a fait le bilan de l’énorme mobilisation qui, une nouvelle fois, a eu lieu le mardi 17 décembre, et appelle à la poursuite du mouvement. La date du 9 janvier est d'ores et déjà actée comme le prochain grand rassemblement interprofessionnel.
Julián Payasa, déplore la paupérisation du métier d'enseignant. Selon lui, c'est elle qui explique la faible capacité des professeurs à se mobiliser.
Alors que 45 % des enseignants du 1er degré s’étaient déclarés grévistes en Ariège hier, une centaine d'enseignants ont participé à une action de blocage de l’inspection académique, avant de rejoindre la manifestation en masse à Pamiers.
Chacun se plaît à croire l'impossible: non, le Gouvernement ne peut être décidé à paupériser massivement toute une profession, plus de 800.000 agents de l'Etat qui se consacrent à la formation des enfants de la Nation. Eh bien si! La preuve par les chiffres. Ils sont têtus. Les enseignants aussi.
Ce sont les «régimes spéciaux» qui feront les gros titres. Mais ce sont bien les enseignants, 736.997 salariés devant élèves, qui vont subir un véritable tsunami si la retraite par points est mise en place - eux qui vont retomber sous leur salaire de tout début de carrière. Pas si loin du smic brut...Une carrière réussie: sous-payés en emploi, paupérisés à la retraite...
Ensemble, faisons reculer le gouvernement !
Le gouvernement promet que les enseignants auront une retraite comparable à celles des cadres A de la Fonction publique. Mais pour cela ils devront accepter une redéfinition de leur service. Ni E. Philippe, ni JM. Blanquer n'ont voulu parler concrètement des engagements budgétaires de la revalorisation ou de ce qui pourrait changer dans les carrières et "l'organisation du travail" des enseignants. Soit le gouvernement n'a pas compris les inquiétudes exprimées lors des deux journées du 5 et du 10 décembre. Soit il a décidé de passer en force et de laisser pourri le mouvement d'opposition à sa réforme.
Ce mercredi 11 décembre, le Premier ministre, Edouard Philippe, a exposé les grandes lignes de la réforme des retraites. Bien qu'il se soit engagé à maintenir le niveau de pension des professeurs, les syndicats déplorent surtout un manque de clarté. Et l'absence d'engagements chiffrés.
«Libération» a suivi le discours du Premier ministre avec des enseignants. Indignés par ses «mensonges», ils comptent tous continuer leur grève.